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Le Blog

de l'Unité Pastorale saint-Michel
20
Nov

Après le centenaire de la Grande Guerre

La Première Guerre Mondiale – la Grande Guerre – a encore une emprise unique sur l’imagination du peuple français.
Les émotions ont changé à travers les années, de l’horreur, du deuil, de la colère et du choque initial,
à une meilleure compréhension que même après sa fin, il y a un siècle, elle fait encore part de l’histoire de beaucoup de familles qui vivent aujourd’hui.

Un sur dix des hommes qui ont servi dans les forces armées ne sont jamais revenus.
Les petits-enfants et arrière-petits-enfants qu’ils n’ont jamais connus, sont encore marqués par leur absence.

Le centième anniversaire de la signature de l’Armistice était peut-être le moment où le public, une dernière fois,
voulait commémorer dans tout le pays. Est-ce que c’était l’adieu final ?

Pratiquement chaque ville du pays a au moins un monument aux morts,
qu’on visite à chaque commémoration avec beaucoup de dévotion.
Il y a ici une intuition qui resurgit chaque fois de nouveau. Nous pouvons prier devant ces monuments.
Mais pourquoi ? Les morts sont morts et la doctrine du purgatoire ne vit plus dans la foi de la plupart des fidèles.
Mais prier pour les morts des guerres a encore beaucoup de sens.
Si nous perdons quelqu’un, nous voulons savoir que notre cher défunt soit “heureux” là où il est.
Et nous voulons encore que leur mort a quelque part un effet bénéfique.

Après la Grande Guerre il y avait un désir profond d’une paix durable,
pour que le sacrifice gigantesque des 1 400 000 militaires français morts ne soit pas en vain.
Une autre guerre terrible était nécessaire et de nouveau une série de noms gravés sur les monuments aux morts
pour obtenir cette récompense. Mais la paix est arrivée.
Et la façon de rembourser cette dette énorme est de continuer à prier, même après cent ans,
qu’ils ne sont pas morts en vain, que nous avons compris la leçon d’histoire.

Regardez Les Sentiers de la Gloire,
œuvre magistrale de Stanley Kubrick.
Vivez de l’intérieur les questions éthiques posées par la guerre.

Père Jan, curé