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de l'Unité Pastorale saint-Michel
5
Juil

Nomination de Mgr Christian Delarbre

Le pape François a nommé ce mardi 5 juillet, Monseigneur Christian Delarbre archevêque d’Aix et Arles, à la suite de la démission de Monseigneur Christophe Dufour, pour raison d’âge (75 ans).

Monseigneur Christian Delarbre était jusqu’à présent prêtre de l’archidiocèse d’Auch et, depuis 2018, recteur de l’Institut catholique de Toulouse.

Il sera ordonné évêque dimanche 2 octobre 2022 à 15h30 en la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence.

Son parcours

Mgr Christian Delarbre a étudié au Séminaire de Toulouse et fut ordonné prêtre pour l’archidiocèse d’Auch le 19 mai 1996.

De 2006 à 2012, il fut vicaire épiscopal pour la pastorale des jeunes et membre du conseil épiscopal. Il exerça également le ministère de vicaire général de l’archidiocèse d’Auch de 2012 à 2018 et fut en charge de la formation des diacres permanents de la province ecclésiastique de Toulouse de 2013 à 2018.

Il est recteur de l’Institut Catholique de Toulouse depuis 2018, institut au sein duquel il enseigne depuis 1996.

« Nous tracerons ensemble les chemins de l’Évangile »

le mot de Mgr Christian Delarbre à destination du diocèse d’Aix et Arles

« Aux frères prêtres et diacres, religieuses, religieux, moines et consacrés, aux fidèles laïcs du diocèse d’Aix et Arles.

Chers frères prêtres,

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Chers amis,

Le Saint Père vient de me nommer Archevêque du diocèse d’Aix-en-Provence. J’accueille dans la joie et l’esprit de service cette importante responsabilité, conscient de la marque de confiance inouïe qu’elle représente. J’ai en premier lieu une pensée affectueuse pour Monseigneur Christophe Dufour, qui m’a déjà témoigné tant de délicates attentions, et auquel je suis extrêmement honoré de succéder.

Avant de vous rejoindre, j’ai vécu dans la joie mon ministère de prêtre du diocèse d’Auch, comme vicaire, curé, puis vicaire général. J’ai parallèlement enseigné à la faculté de théologie de Toulouse l’ecclésiologie et la théologie pastorale et je dirige depuis quatre ans l’Institut Catholique de Toulouse. L’enseignement et la recherche m’ont aussi apporté beaucoup de joie. Et voici que le Seigneur me comble d’une grâce imméritée et d’une faveur immense : consacrer ma vie et mes forces au saint Peuple de Dieu qui demeure en Aix, en Arles et tous les lieux de votre beau diocèse !

Comme théologien, je sais bien des choses sur ce qu’est un évêque : mais j’ignore tout de ce que c’est qu’être évêque. Je consacrerai l’été à faire en moi la place nécessaire pour accueillir la grâce du Seigneur pour Le servir dans cette nouvelle mission. Et je compte sur votre prière à tous pour que le vase d’argile que je suis se vide de tout son sable inutile et encombrant et laisse toute place au Seigneur.

Mon réconfort et ma joie devant ce redoutable appel est de savoir d’avance que dans le diocèse auquel je vais confier ma vie, je trouverai le témoignage des frères prêtres, humbles serviteurs du Christ et du peuple chrétien, pour m’éclairer sur ma propre mission, et soutenir mon propre témoignage apostolique. Je sais d’avance que j’y trouverai le témoignage de la charité des frères diacres pour nourrir mon ministère épiscopal de la charité qui vient de la Sainte-Trinité et qui est sans borne. Je sais d’avance que j’y trouverai le témoignage du Royaume que portent les sœurs et frères consacrés à la prière desquels je confie ma prochaine consécration épiscopale. Je sais enfin que ce que je quitte du Peuple de Dieu qui est à Auch, je le recevrai au centuple de la part du Saint Peuple de Dieu qui forme l’Eglise qui est à Aix, à Arles et dans tous ces lieux si antiquement marqués par la croix de Jésus, depuis les saintes femmes réfugiées de Judée accostant aux Saintes-Maries-de-la-Mer, depuis sainte Marthe à Tarascon, et le saint évêque Césaire d’Arles. Je sais d’avance le zèle missionnaire et multiforme de votre Église que j’ai la grâce imméritée d’aller servir. Je sais le grand don de soi des parents chrétiens, le sens apostolique des fidèles du Christ missionnés, la foi joyeuse des plus jeunes disciples de Jésus, je sais l’exemple de force et de ferveur des fidèles qui sont marqués par la maladie, l’épreuve, la précarité. Pour paraphraser saint Augustin, j’aurai pour vous tous la joie d’être évêque, et avec vous tous la joie d’être chrétien.

Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion de méditer l’évangile de la tempête apaisée en Mt 8,23-27. Ils s’en vont sur l’autre rive, leur petite barque est au milieu du lac. Il en est ainsi de nous tous : notre Église est entre deux rives. L’une s’est désormais effacée derrière elle, et l’autre est encore inconnue. On ne la connait pas, sinon que c’est une rive missionnaire. Et dans cet entre-deux, il advient que la tempête souffle, les vents mugissent, les vagues ne cessent de submerger le frêle esquif, et tous s’agitent affolés. Eh bien n’oublions pas que le Seigneur dort paisiblement au fond de cette barque. De même, le Seigneur repose en paix et en sécurité au fond du Peuple chrétien. « Pourquoi avoir peur ? » s’étonne le Seigneur que l’on a réveillé par nos cris et nos plaintes. Oui, en ces temps agités, c’est au fond du peuple Chrétien que le Seigneur repose en paix. Nous aborderons ensemble ces rives missionnaires, nous y tracerons ensemble les chemins de l’Evangile, nous y témoignerons ensemble de la joie de vivre en Christ chaque jour de notre pauvre vie.

J’aurai sans tarder l’occasion de venir vous rencontrer au cours de l’été. Je serai ordonné par Monseigneur Aveline, archevêque de Marseille, en la cathédrale d’Aix le dimanche 2 octobre.

D’ici là je me confie à votre prière, à l’intercession des Saintes-Maries-de-la-Mer, de sainte Marthe, de saint Césaire et que le Seigneur bénisse le saint diocèse d’Aix ! »

P. Christian Delarbre